URBANISME : REFUS DE PERMIS D'AMÉNAGER ET PRESCRIPTIONS SPÉCIALES
-
Par une décision en date du 12 février 2026, le Conseil d'Etat juge que l'administration n'est pas tenue de régulariser un projet par l'édiction de prescriptions spéciales (CE, 12 février 2026, n°501634).
Le demandeur d'un permis de construire ou d'un permis d'aménager peut modifier sa demande durant l'instruction à certaines conditions, et le cas échéant après que l'administration ait fait part au demandeur de l'existence de non-conformités ou de méconnaissance des règles applicables, sans aucune obligation.
La question posée au Conseil d'Etat était celle de savoir si l'administration devait en quelque sorte "forcer" la délivrance de l'autorisation réputée non conforme en l'assortissant de prescriptions spéciales ? Le Conseil d'Etat répond par la négative , y compris à l'occasion de la délivrance d'un permis d'aménager :
6. Toutefois, le pétitionnaire auquel est opposée une décision de refus de permis de construire ou d'opposition à déclaration préalable ne peut utilement se prévaloir devant le juge de l'excès de pouvoir de ce que l'autorité administrative compétente aurait dû lui délivrer l'autorisation sollicitée en l'assortissant de prescriptions spéciales".
La décision est accessible ici :
https://www.legifrance.gouv.fr/ceta/id/CETATEXT000053479968
Commentaires
Rédigez votre commentaire :
Les réactions des internautes
<% comment.content %>
<% subcomment.content %>